Pour Jean-François Coppé, la lutte contre le chomage des jeunes et des seniors est une priorité

janvier 27, 2011

 

Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé a estimé jeudi que la hausse du chômage en décembre et sur l’année 2010 devait inciter à faire de l’emploi des jeunes et des seniors “deux priorités absolues”.”Le combat doit continuer. Evidemment, personne ne peut se réjouir d’avoir ces résultats pour ce mois, même si, si on se remet sur la tendance globale, il y a des progrès qui ont été réalisés”, a déclaré M. Copé sur RMC et BFM-TV.Le nombre d’inscrits sur les listes de Pôle emploi, y compris ceux ayant exercé une activité réduite, a augmenté de 32.600 en décembre en métropole pour atteindre 4,051 millions (4,3 millions avec les DOM), soit une hausse de 5,3% sur l’ensemble de l’année 2010, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère de l’Emploi.M. Copé a soulevé “deux points” à partir de ces résultats: “Le premier c’est la question du chômage des jeunes qui montre qu’il faut vraiment qu’on mette l’accent plus encore sur la question de l’orientation et de l’apprentissage”.”Le deuxième sujet, c’est la question de l’emploi des seniors”, a poursuivi M. Copé en jugeant qu’avec la réforme des retraites “nous devons vraiment maintenant faire de l’employabilité de ceux qui ont plus de 50 ans une cause prioritaire”.Selon lui, ce sont “vraiment deux priorités absolues”.Interrogé sur la proposition de l’UMP Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, de réduire l’indemnisation du chômage, il a déclaré: “Je pense que le fait que Pierre Méhaignerie lance ce débat, comme le fait que beaucoup de mes amis dans toute la majorité lancent des débats, est une très bonne chose”.”Le temps est celui des débats, il faut simplement que ça atterrisse sur des propositions concrètes”, a-t-il lancé.

AFP


L’entretien professionnel et le bilan d’étape professionnel

janvier 19, 2011

 

Il faut bien faire la distinction entre l’entretien professionnel pour les plus de 45 ans et le bilan d’étape professionnel. Ce sont deux dispositifs différents mais complémentaires.  

Par amendement, dans le cadre de la loi du 24 novembre 2009, j’ai fait adopter ce premier dispositif s’adressant surtout au “pré-seniors”. Il est obligatoire pour les entreprises de plus de cinquante salariés. Il s’agit d’informer les salariés de leur droit en matière de bilan d’étape professionnel, de bilan de compétences ou d’actions de professionnalisation. Il doit permettre de mieux anticiper la seconde partie de vie professionnelle.

En ce qui concerne  le bilan d’étape professionnel, tout salarié y a droit dès lors qu’il a au moins deux ans d’ancienneté. Son but est d’évaluer les capacités professionnelles et les compétences du salarié. Pour l’employeur, c’est aussi un moyen de définir ensuite des objectifs de formation. La demande peut être renouvelée tous les cinq ans. Nous l’avons rendu obligatoire dans la loi de 2009 mais son application est effectivement dépendante d’un accord interprofessionnel. Pour l’instant, compte tenu de la difficile négociation portant sur la sécurisation du parcours professionnel, son contenu est laissé à la libre appréciation des RH. De même, il était prévu par la même loi d’instaurer un passeport formation. L’avenir de celui-ci dépend des négociations permettant ensuite la rédaction d’un décret.

 Je vais interroger le Ministère du travail afin de faire prochainement le point sur ces questions.


Interview à Planet.fr sur l’emploi des seniors

janvier 10, 2011

 

1) Comment pourrait-on faire profiter les entreprises de la richesse que représentent les seniors, sans pour autant imposer des quotas comme pour les salariés handicapés ?
L’idée des quotas peut, de prime abord, paraître séduisante mais elle est en réalité inapplicable. En effet, comment peut-on envisager l’instauration de seuils obligatoires ignorant la taille des entreprises, leur secteur d’activité ou les spécificités propres à certains postes ? Le Gouvernement et sa majorité ont préféré opter pour un dispositif ayant le mérite d’allier la souplesse au volontarisme. Ainsi, la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009 a prévu d’inciter – certes, sous la contrainte d’une éventuelle pénalité de 1% sur la masse salariale – les entreprises ou les branches professionnelles à conclure des accords ou à établir des plans d’actions en faveur de l’emploi des seniors. Des progrès substantiels ont déjà été obtenus. Près de 90 accords de branche ont été validés et 31 000 entreprises de plus de 50 salariés ont signé un accord. Nous venons aussi de voter, lors de la réforme de notre système de retraite, l’instauration du dispositif “zéro charges” afin de favoriser le recrutement des seniors. Etant très attaché à la culture de résultat, il me semble important d’évaluer dans le temps l’efficacité de ces mesures. Je suis certain que nous allons obtenir des résultats positifs.

Lire l’intégralité de l’interview Ici


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