Emploi des seniors : trois raisons de refuser le contrat de génération

avril 13, 2012

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les principaux candidats ont intégré le thème de l’emploi des seniors à leur programme. Si je ne peux que m’en féliciter, je me dois aussi de mettre en garde contre la proposition de « contrat de génération » du candidat socialiste, qui est une fausse solution à un vrai problème. Pour trois raisons fondamentales, l’analyse et les propositions de Nicolas Sarkozy me semblent plus en adéquation avec la réalité économique de notre pays. Lire la suite »


Les salariés âgés sont bons pour la productivité de l’entreprise

février 22, 2012

Les entreprises allemandes qui n’emploient pas que des jeunes ont une productivité plus élevée que les autres. C’est le résultat d’une très sérieuse étude menée par l’institut allemand ZEW, le Centre européen pour la recherche économique, dont les résultats ont été présentés le 21 février 2012 par la ministre allemande du Travail et des Affaires sociales, Ursula von der Leyen (CDU), et publiés sur le site de l’hebdomadaire Focus.

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Les mesures en faveur de l’emploi des seniors

février 9, 2012

1 – Adopter une gestion active des âges dans les entreprises. Les entreprises doivent mieux intégrer les seniors dans leur gestion des ressources humaines, avec la mise en œuvre d’accords de gestion des âges dans les entreprises et les branches;

Mesure : La loi de financement de la sécurité sociale de 2009 a prévu d’inciter – certes sous la contrainte d’une éventuelle pénalité de 1% sur la masse salariale – les entreprises ou les branches professionnelles à conclure des accords ou établir des plans d’actions en faveur de l’emploi des seniors. Des progrès substantiels ont déjà été obtenus. Fin 2010, près de 90 accords de branche ont été validés et entre juin 2009 et septembre 2011, 32 000 entreprises de plus de 50 salariés ont signé un accord. En 2010, seules 250 entreprises ont préféré payer la pénalité. Il est à noter que peu d’accords de branches ou d’entreprises conclus dans le cadre de cette mesure ont retenu des objectifs en matière de recrutement de salariés âgés (gestion prudente en période de crise).

2 -  Prolonger l’activité au-delà de 60 ans

Mesures : la libération du cumul emploi retraite dès lors que le salarié peut partir avec une pension au taux plein, l’augmentation de la surcote, développement de l’exercice de fonction tutorale.

Depuis le 1er janvier 2010, l’âge de la mise à la retraite d’office est fixé à 70 ans. En effet, la possibilité pour les employeurs de mettre d’office à la retraite un salarié âgé de 65 ans, ou de 60 ans s’il peut bénéficier d’une pension à taux plein, a été supprimée (art. 90 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009).

Cette limite d’âge a été maintenue par l’article 27 de la loi de réforme des retraites du 9 novembre 2010.

Avant 70 ans, la liquidation de la retraite relève du seul choix du salarié. Entre 65 et 69 ans, si le salarié souhaite bénéficier de la surcote de sa pension de retraite en poursuivant son activité au-delà de l’âge du taux plein, l’employeur ne peut pas s’y opposer.

Si l’employeur souhaite se séparer du salarié avant que ce dernier ne décide de prendre sa retraite, c’est la procédure du licenciement qui s’applique, avec les indemnités qui y sont liées.

3 - Favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des seniors

Mesures : Fin de la dispense de recherche d’emploi et le renforcement du suivi des seniors par le service public de l’emploi.

Refonte des outils de la formation professionnelle. Il s’agit de faire que les salariés soient formés tout au long de leur vie. Chaque entreprise de plus de 50 personnes a désormais l’obligation d’informer tout salarié âgé de 45 ans et plus, lors d’un entretien professionnel, de son droit à un bilan de compétences ou à un bilan d’étape professionnel (pour l’instant le contenu est laissé à la libre appréciation des entreprises car pas de décret) ou encore une formation. Des seniors qui actualisent leurs connaissances auront plus de chance d’être recrutés par un employeur.

Attribution d’une prime forfaitaire plafonnée à 2000 euros par contrat pour l’embauche d’un demandeur d’emploi âgé de plus de 45 ans. Cette aide financée par l’Etat sera cumulable à celle déjà versée par Pôle emploi (2000 euros) pour les contrats de professionnalisation destinés aux salariés âgés de 26 ans et plus, et avec l’exonération de charges sociales applicable aux contrats de professionnalisation pour les demandeurs d’emploi âgés de plus de 45 ans.

Au niveau national et régionale, mise en place d’EDEC (Engagements de Développement de l’Emploi et des Compétences) signés par l’Etat et certaines branches professionnelles. Ce dispositif a concerné quelque 250 000 salariés dont 70 000 de plus de 45 ans. Ces seniors ont bénéficié d’actions de formation visant à les maintenir dans l’emploi. Ces formations ont été bien souvent suivies de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), ce qui auparavant était très rare pour cette catégorie fragile de salariés.         

Notre situation : Si le taux d’emploi des 55-64 ans reste plus faible en France que dans le reste de l’Union européenne, des progrès significatifs ont cependant été accomplis. En effet, ce taux inférieur à 30 % en 2000 a continûment augmenté depuis, pour s’établir à 38,9 % en 2009. Il est désormais de l’ordre de 60 % pour les personnes âgées de 55 à 59 ans.


Plus de la moitié des salariés veulent changer de métier (sondage)

février 9, 2012

Plus de la moi­tié des sala­riés des grandes entre­prises sou­haitent chan­ger de car­rière et 73% pensent qu’il faut le faire avant 45 ans, selon une enquête publiée mardi à la veille de la Journée natio­nale pour l’emploi des seniors.

Quelque 57% des per­sonnes inter­ro­gées, sala­riés de grandes entre­prises de plus de 500 sala­riés dans le public et dans le privé, déclarent avoir “envie” un jour de chan­ger de métier ou de filière avant la fin de leur vie pro­fes­sion­nelle, selon cette enquête TNS Sofres com­man­dée par l’Association de la Journée natio­nale pour l’emploi des seniors.

Ce sou­hait est par­ti­cu­liè­re­ment fort chez les plus jeunes (84% des moins de 25 ans, 72% des moins de 35 ans) et moyen­ne­ment par­tagé (58%) par les 35–49 ans. A l’inverse, les seniors sont très nom­breux à ne pas vou­loir chan­ger de métier (68% de non).

Les sala­riés du sec­teur privé sont plus enclins à sou­hai­ter une réorien­ta­tion (60%) que ceux du public (53%).

L’ensemble des sala­riés consi­dèrent que la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle et les bilans de com­pé­tence sont des moyens effi­caces d’éviter des dif­fi­cul­tés de car­rière en vieillis­sant. Ils plé­bis­citent ainsi la for­ma­tion (66%), les bilans de com­pé­tence (64%) et un chan­ge­ment de métier ou de filière quand il est encore temps (58%). Ils pensent en revanche à 52% que les allé­ge­ments de charges pour coû­ter moins cher à l’entreprise ne les pro­tègent pas.

Les sala­riés estiment que l’on com­mence à être consi­déré comme “un sala­rié trop âgé” à l’âge de 52 ans en moyenne mais ils sont 36% à décla­rer la ques­tion sans objet en répon­dant “jamais”.

Présidée par le député-maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, l’Association de la Journée natio­nale pour l’emploi des seniors sou­haite atti­rer mer­credi l’attention des plus de 45 ans sur “leur droit à un bilan d’étape pro­fes­sion­nel” afin de sécu­ri­ser leurs par­cours professionnels.

Cette enquête a été réa­li­sée par TNS Sofres du 24 au 30 jan­vier par inter­net auprès d’un échan­tillon repré­sen­ta­tif de 2.112 sala­riés d’entreprises de 500 sala­riés ou plus du sec­teur privé et de la fonc­tion publique.

Agence France-Presse


1ère Journée Nationale de l’Emploi des Seniors : première revue de presse

février 8, 2012

Principaux articles de presse

Changer de carrière : un souhait pour la moitié des salariés

Le Monde  ‎

Présidée par le député-maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, la Journée nationale pour l’emploi des seniors vise à attirer mercredi l’attention des plus de 45 ans sur “leur droit à un bilan d’étape professionnel” afin de sécuriser leur parcours

57% des salariés veulent changer de métier: et vous ?

RMC.fr  ‎

Plus de la moitié des salariés souhaitent changer de carrière selon une enquête TNS Sofres. 57% des personnes interrogées, salariés de grandes entreprises du public et du privé, déclarent avoir envie de changer de métier ou de filière avant la fin de

Seriez-vous prêts à changer de métier?

L’Express 

Plus d’un salarié sur deux, notamment chez les plus jeunes, se verraient bien tout quitter pour se lancer dans une nouvelle carrière. Et vous, avez-vous envie de vous reconvertir? Le changement, c’est tentant: plus de la moitié des salariés des grandes

Plus de la moitié des salariés veulent changer de métier

Libération ‎

Selon un sondage paru ce mardi, 57% des salariés des grandes entreprises souhaitent changer de carrière. Une employée dans un bureau à Caen (Photo Mychele Daniau. AFP) Plus de la moitié des salariés des grandes entreprises souhaitent changer de

Sondage. Plus de la moitié des salariés veulent changer de métier

‎Ouest-France

selon une enquête publiée mardi à la veille de la Journée nationale pour l’emploi des seniors. 57 % des salariés interrogés déclarent avoir « envie » un


Emploi des seniors : les priorités pour les prochains mois

février 8, 2012

 

La 1ère JNES est porteuse d’espoir sur la perception des seniors à qui les entreprises finissent enfin par reconnaître des qualités évidentes de fidélité et de sérieux.

Elle nous confirme, si besoin était, qu’il faut aider les salariés à se former, voire à changer de métier quand c’est encore possible. L’envie existe. Elle est souvent motivée par des raisons positives, notamment celle de se renouveler et de ne pas se laisser enfermer dans une seule et même activité tout au long de sa carrière. C’est vrai dans le privé. Ca l’est aussi dans le public où, là aussi, des efforts de mobilité doivent être proposées.

Cette Journée met également en évidence la nécessité de mesurer l’évolution des mentalité mais aussi celle des pratiques et des solutions concrètes, du taux de formation, des changements changement de métiers ou de filières. De même nous devons nous donner les moyens d’apprécier l’application effective du bilan d’étape professionnel et de l’entretien professionnel de mi-carrière qui sont des clés essentielles pour anticiper le chômage des salariés les plus âgés.

Enfin, cette première journée ne doit pas faire oublier les seniors qui ne sont plus dans l’entreprise. Pour eux, je continuerai à demander un interlocuteur dédié à Pôle emploi. Ce n’est sans doute pas facile dans un contexte où le personnel de Pôle emploi comme celui de l’Apec est débordé mais c’est une nécessité impérieuse.

Sur ce point comme sur les autres, mon combat, notre combat continue. Encore merci à tous ceux qui nous soutiennent pour que demain l’âge ne soit plus un facteur de discrimination.

Jacques Kossowski


1ère journée nationale de l’emploi des seniors : présentation par Jacques Kosssowski

février 8, 2012

 

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,

Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous souhaite la bienvenue à l’Assemblée nationale et vous adresse mes plus chaleureux remerciements pour votre participation à cette première Journée Nationale pour l’Emploi des Seniors. Que soit aussi vivement remercié les personnes qui vont intervenir lors de notre table-ronde de ce matin. Leur revient la lourde tâche d’inaugurer cette manifestation qui a vocation à devenir annuelle.  

Depuis maintenant longtemps années germait en moi l’idée d’organiser un événement fédérateur mettant en avant tout particulièrement la question de l’employabilité des seniors dans notre Pays. Il m’a semblé que l’idée d’organiser chaque année une journée sur le modèle de ce qui existe pour les femmes, pour la solidarité, me paraissait pertinente. Pertinente car je crois que l’âge est devenu un critère d’exclusion au sein du monde du travail.  

A ce sujet, les esprits dans notre société demeurent marqués par certaines idées-reçues. Passé 50 ans, on est trop vieux pour changer de métier, trop vieux pour être formé, trop vieux pour être recruté, trop vieux pour changer de service, trop vieux pour rester en entreprise. Ce cortège d’a priori génère chez les personnes concernées un sentiment d’inutilité économique et sociale.

Dans notre monde du travail, on devient vieux de plus en plus jeune…. Ce constat terrifiant je l’avais fait lorsque j’avais rédigé mon rapport sur le thème de « quel avenir professionnel pour les plus de quarante-cinq ans ? ». Et pourtant, comme je le souligne souvent, nous sommes à un point de rupture : en 2050, plus d’un tiers de la population aura plus de 60 ans. Pour préserver le régime actuel de retraite, il faudrait multiplier par 1.5 le montant cotisations actuelles. Il est donc inévitable de travailler plus longtemps, constat que le Gouvernement a transcrit dans sa réforme des retraites.

Mais comment y parvenir s’il n’existe aucune perspective d’emploi pour les seniors ? Il faut sortir de ce cercle infernal en faisant bouger les lignes. Bouger les lignes signifie faire évoluer les mentalités. La journée nationale de l’emploi des seniors doit en être l’un des catalyseurs. Pour évaluer sur le long terme ce changement de mentalités, j’ai souhaité que soit créé un baromètre permanent.

Aussi, l’ANJES a-t-elle commandité une étude auprès d’un échantillon représentatif de salariés français portant sur les perceptions, les attentes de ceux-ci et les solutions à mettre en œuvre pour anticiper les difficultés liées à la seconde partie de carrière. Chaque année, il nous sera ainsi possible de mesurer l’évolution de la situation. J’aurai toute à l’heure l’occasion de vous livrer les enseignements que je tire de cette première étude. Vous le constaterez, il y a des éléments préoccupants mais aussi des motifs d’espoir.  L’espoir est essentiel car je ne souhaite pas que de notre débat ressorte un message défaitiste et compassionnel. La situation est certes très difficile mais il y a des clés pour s’en sortir.

Pour conclure cette courte introduction, je vous encourage à avoir une vraie liberté de ton. C’est important pour l’intérêt de notre débat.


1ère Journée Nationale pour l’Emploi des Seniors

janvier 30, 2012

A l’occasion de la première journée de l’emploi des seniors, une table ronde se tiendra le mercredi 8 février, sur les attentes des chômeurs de plus de 40 ans, en présence de plusieurs intervenants de l’APEC, de Pôle Emploi, de la ANDRH, de la DARES et de Quinquas Citoyens. 

Si vous souhaitez être invité(e) à cette table ronde, merci de nous envoyer un mail à l’adresse suivante : jnes2012@yahoo.fr

Programme

10h30  

TABLE RONDE :

Quelles attentes des demandeurs d’emploi seniors ?

Cette table ronde est consacrée à la présentation d’une étude exclusive sur les attentes des demandeurs d’emploi seniors. Les différents intervenants (chercheur, employeur, partenaires sociaux) seront amenés à réagir par rapport aux résultats de cette étude.

PRESIDEE PAR : 

Jacques KOSSOWSKI, député-maire de Courbevoie, président de l’Association pour la journée nationale de l’emploi de seniors

Bérengère POLETTI, députée des Ardennes, secrétaire de l’Assemblée nationale (sous réserve de confirmation)

EN PRESENCE DE :

  1. Jean-Marie BLANC, directeur de la prospective métier de l’Institut Apec du Conseil
  2. Jean-Marc Coursin, président des Quinquas Citoyens
  3. Sylvain Grevedon, cabinet Mercuri Urval
  4. Antoine MAGNIER, directeur de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques)
  5. Brigitte USTAL-PIRIOU, animatrice de la commission nationale « Management intergénérationnel et gestion des âges » de l’ANDRH (Association nationale des DRH)
  6. Un représentant de Pôle Emploi (sous réserve de confirmation)

12H00  

CONCLUSION par Xavier BERTRAND, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé  (sous réserve de confirmation)

Important : Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée.


Année européenne 2012 : vieillissement actif et solidarité intergénérationnelle

décembre 13, 2011

 

Maintenir la vitalité des personnes âgées, renforcer leur participation à la société et éliminer les obstacles entre les générations, tels devraient être les principaux objectifs de l’Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle en 2012, estime la commission de l’emploi du Parlement européen.

Les événements et les mesures qui seront lancées en 2012 devraient sensibiliser, stimuler le débat et avoir un impact réel sur les modes de vie, estiment les députés. Ces aspects sont développés dans un projet de rapport sur la proposition de la Commission concernant l’Année européenne du vieillissement actif (2012) adoptée par la commission de l’emploi, mercredi.

Objectifs et activités de l’Année européenne

L’Année européenne vise à promouvoir la création d’une culture viable du vieillissement actif tout au long de la vie. Tout en apportant son soutien à l’idée de base d’une telle année, la commission parlementaire souhaite aussi englober la notion de solidarité entre les générations. Aussi propose-telle d’intituler l’Année 2012: “Année européenne du vieillissement actif – Promouvoir la solidarité intergénérationnelle”

Les autorités nationales, régionales et locales ainsi que les partenaires  sociaux, les entreprises et la société civile devraient promouvoir un “vieillissement actif” et agir davantage pour tirer parti du potentiel des personnes à la fin de la cinquantaine et plus âgées, groupe qui connaît une croissance rapide, estiment les députés. Des conférences et des événements, des campagnes d’information et des échanges d’informations et de meilleures pratiques figurent parmi les outils à utiliser.

Vieillir en restant actif, avoir une meilleure qualité de vie

Les députés estiment qu’il faut agir davantage pour permettre aux personnes âgées de réaliser leur potentiel de bien-être et de participation à la société, tout en leur fournissant la protection, la sécurité et les soins adéquats en cas de besoin. Un “vieillissement actif” implique de développer davantage l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie, des conditions de travail favorables à l’âge et un soutien aux personnes âgées au niveau de la vie de famille et de la société dans son ensemble.

Des mesures concrètes

La Parlement souhaite également que l’Union européenne, ses États membres et toutes les parties prenantes profitent de l’Année européenne comme d’un tremplin pour développer de nouvelles solutions et de nouvelles politiques. Des stratégies de gestion de l’âge, des politiques favorables à la famille et des activités soulignant l’importance de la santé préventive et de modes de vie sains devraient figurer parmi les priorités, estiment les députés.

Le rapport de la commission de l’emploi, rédigé par Martin Kastler (PPE, DE), a été adopté en vertu de la procédure de codécision, en première lecture, par 44 voix pour, aucune voix contre et aucune abstention.

Contexte

Les Européens vivent actuellement en meilleure santé et plus longtemps qu’auparavant mais ce progrès met la société européenne face à une série de défis. Les projections démographiques d’Eurostat, laissent entrevoir une chute de près de 6,8 % de la population active (20,8 millions de personnes) d’ici 2030. Cela implique qu’à cet horizon, il n’y aura plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans) pour subvenir aux besoins d’une personne retraitée (plus de 65 ans), au lieu de quatre personnes pour une aujourd’hui.

Ce qui pourrait alourdir la pression pesant sur les budgets publics et sur les régimes de retraite, ainsi que sur la prise en charge sociale et médicale des personnes âgées. En outre, le vieillissement est souvent associé à la maladie et à la dépendance, et les personnes âgées peuvent se sentir exclues du marché du travail ainsi que de la vie familiale et sociale.

Rapporteur: Martin Kastler (PPE, DE)

Sous la présidence de: Pervenche Berès (S&D, FR)


Communiqué de la FIDES

décembre 13, 2011

 

2012 sera l’année européenne du vieillissement actif. La crise s’étend et les groupes recommencent à supprimer des postes. Jeunes et seniors sont les plus touchés en matière d’emploi.

Ainsi, le chômage des seniors a cru de plus de 15% durant l’année 2011 alors même que le chômage des jeunes (plus de 20%) qui baissait jusqu’à fin septembre s’est remis à augmenter en octobre.

Les seniors sont une fois de plus sacrifiés et ce, malgré le Plan Emploi Senior (…). Réunies dans le cadre d’une mission d’étude et de formation sur les bonnes pratiques, en Belgique, une dizaine d’associations françaises se sont regroupées sous l’égide de la FIDES (Fédération Interrégionale pour le Développement de l’Emploi des Seniors) qui devient leur porte parole pour exprimer leur mécontentement, leur demandes et propositions présentées sous la forme d’un manifeste :

- Etablir le bilan du Plan Emploi Senior : la France a lancé un plan emploi senior au 1er janvier 2010. Malgré ce plan nous constatons que le chômage des seniors a augmenté de 15% pendant l’année 2011. Nous demandons que soit fait un bilan approfondi des résultats du plan et qu’au vu des conclusions les actions correctrices nécessaires soient mises en œuvre.

- Adapter le Plan Emploi Senior aux entreprises de moins de 50 salariés : utiliser, entre autres, les capacités des associations, proches du terrain et plus aptes à traiter l’individuel et l’humain.

- Lancer un Plan de communication cohérent, élaboré en concertation avec les Associations et s’inscrivant dans la durée. Nous devons communiquer largement pour modifier les comportements et lever les freins à l’emploi des seniors. Cette communication doit s’inscrire dans la durée comme cela a été fait pour d’autres causes nationales.

- Reconnaitre le rôle des associations et faire que, à travers leur fédération, elles soient l’interlocuteur systématique des organismes travaillant ou réfléchissant au problème de l’emploi senior, les associations restant elles-mêmes, sur le terrain, un relais des entités officielles.

- Mettre en place un Outplacement obligatoire  en cas de licenciement de 45+.

- Développer des solutions intergénérationnelles et favoriser le transfert des savoirs et des savoir-faire.

- Tutorat et VAE exploitable en moins de 6 mois : aider à la transmission des savoirs et des savoirs faire par le tutorat, en adaptant  la VAE. Nous proposons une certification des compétences par des professionnels du métier considéré et non un diplôme universitaire ! Un accompagnement, sous forme de formation, pourra être fait dans les centres de validation de compétences afin de permettre aux postulants d’acquérir les compléments de compétences éventuellement nécessaires.

- Accompagnement : agir au niveau régional, au plus près de l’emploi, entre autres, en activant des réseaux pouvant accompagner des chercheurs d’emploi 45+ , telles les associations,  favoriser  la création de clubs intergénérationnels où associations et organisations comme les Pôles  Emploi agiraient en collaboration étroite.


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